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Le Business-plan est le Graal de l’entrepreneur : tout le monde le recherche, tous vos interlocuteurs vous demandent si vous l’avez, et sa forme est finalement bien vague : est-ce un dossier de trente pages ? un immense tableau de chiffres ? un vase ? une pierre incandescente ?

 

(Crédits : Kammelott)

 

S’y attaquer est donc indispensable pour tout aventurier qui se lance dans la quête entrepreneuriale, mais il faut d’abord bien comprendre à quoi on a affaire, en démêlant les mythes et légendes qui s’attachent au Business-plan… Au travail!

 

Un peu d’étymologie

Commençons simplement : le business-plan, ou plan d’affaires en français, est d’abord un plan. Cela signifie simplement qu’il va inclure des projections, des prévisions pour le futur, portées par un scénario de développement.

Ce plan est un plan « business », ce qui signifie qu’il porte sur une activité d’entreprise ou entrepreneuriale : le business-plan est donc, littéralement, une projection dans le futur d’une activité entrepreneuriale.

Notons que le projet peut être à différents stades de développement au moment de réaliser un business-plan : au stade de l’idée, après une première réalisation, lors du développement de nouvelles activité, etc.

 

La formalisation du Business-plan

Venons en au fait. La définition la plus rigoureuse du Business-plan nous vient des établissements de financement. Ces derniers, lorsqu’ils financent un projet, ont besoin de vérifier sa viabilité financière et économique à plus ou moins long-terme.

Pour cela, ils demandent au porteur de projet de leur fournir un document formalisé, codifié, qui contient toute l’information sur le plan de développement dont ils ont besoin pour leur évaluation : un Business-plan.

 

Déjà comme ça, ça a l’air plus complexe.
(Crédits : http://tlists.com/)

 

Dans cette définition, le Business-plan est donc un document formalisé, structuré d’une manière stricte avec un plan et un contenu prédéfini. Il contient généralement deux parties :

  • Une présentation rédigée du projet où l’on présente tout le modèle économique : les clients, la valeur apportée, les produits et services, les canaux de distribution, la stratégie commerciale, les coûts, l’équipe, etc., le tout en une trentaine de pages rédigées.
    L’objectif de cette partie est triple :

    • Présenter en détails le projet en donnant une information riche et qualitative
    • Donner le plus d’arguments possibles pour justifier la viabilité du modèle économique et le fait que l’équipe est légitime pour le porter
    • Mettre en place les hypothèses sous-jacentes au prévisionnel financier.
  • Un prévisionnel financier, très formalisé, qui contient les principaux documents comptables projetés sur 3 à 5 ans selon les hypothèses présentées dans la partie précédente.On y retrouve donc le compte de résultat prévisionnel, le bilan prévisionnel et le tableau de flux de trésorerie prévisionnel, mais aussi parfois un tableau de point mort, un tableau de plan de financement, etc. Enfin, cette partie peut inclure plusieurs scénarios et/ou des analyses de sensibilité (où l’on étudie l’influence d’une variation d’un ou plusieurs paramètres sur le résultat).
    L’objectif de cette partie est de respecter la formalisation comptable imposée par l’organisme de financement et de présenter des résultats cohérents, justifiés par les hypothèses de la première partie.

Comme vous l’avez compris, un tel business-plan implique beaucoup de travail et de connaissances : on y travaille généralement de manière intensive pendant plusieurs semaines, et cela nécessite des recherches poussées sur toutes les composantes du modèle économique, des segments de clients aux coûts marketing en passant par les modalités d’amortissement des investissements et les charges fiscales.

 

(Crédits : https://i.pinimg.com)

 

Il faut rentabiliser le Business-plan!

La difficulté principale, pour l’entrepreneur en quête de financement, est de « convertir » sa vision du projet, souvent fondée sur l’expérience personnelle ou des premières recherches, en un résultat formalisé qui ne fait pas toujours sens et dont il ou elle ne comprend pas toujours les principes de construction.

Même si la plupart des entrepreneurs sont accompagnés dans la rédaction d’un Business-plan, cet écueil a malheureusement deux conséquences fâcheuses pour la suite du développement :

  • Le Business-plan reste trop éloigné de la situation réelle, quotidienne de l’entrepreneur pour qu’il puisse s’appuyer dessus pour prendre des décisions stratégiques pour la suite. Or on pourrait tout de même attendre d’un tel travail de recherche qu’il permette d’ajuster sa stratégie!
  • Une fois le financement obtenu (on l’espère!), le Business-plan est mis à la poubelle, comme si ce n’était que le moyen pour arriver à une fin, alors qu’il regorge d’informations et de projections utiles que l’on pourrait réutiliser par la suite pour vérifier que le développement suit le cours prévu, ou pour ajuster les décisions stratégiques

 

(Crédits : http://imgflip.com)

 

Même si c’est souvent difficile, nous recommandons donc à l’entrepreneur en quête de financement qui se lance dans la rédaction d’un Business-plan d’envisager cette tâche comme un investissement à long-terme, comme l’élaboration d’un support durable et évolutif de son projet qui va lui permettre de le contrôler et de le piloter dans les prochaines étapes de son développement.

 

L’autre Business-plan

« D’accord, dites-vous, j’ai bien compris, le Business-plan c’est un énorme document formalisé que me demande les banques et autres financeurs. Mais il n’y a pas qu’eux qui m’en parlent! J’ai l’impression que tout le monde me demande sans cesse mon Business-plan… »

Effectivement, le terme de Business-plan s’étend bien au-delà du financement! Incubateurs, partenaires, fournisseurs et même parfois clients : tous veulent avoir une idée d’où va le projet et vérifier sa crédibilité.
Même le porteur de projet a besoin en permanence de se projeter, d’analyser l’impact des décisions qu’il prend au jour le jour sur le développement de son activité.

 

C’est pour répondre à ce besoin que comit a développé le « Business-plan flash », une mission très rapide dont l’objectif est de développer un outil de prévision financière sur mesure fondé sur quelques hypothèses très concrètes.

 

Adieu, la formalisation complexe, les tableaux à n’en plus finir et les estimations « à vue de nez »!

Une fois le modèle développé, les parties contenant les hypothèses sont faciles à prendre en main et bien isolées du reste : le(s) porteur(s) de projet peuvent alors tout simplement modifier certaines données, laisser l’outil faire les nouveaux calculs et analyser leur influence sur le résultat.

Décider du chemin que allez prendre est alors beaucoup plus simple, n’est-ce pas ?

 

Entrez tout simplement vos hypothèses…
(Crédits : comit GbR)

 

Concrètement, nous mettons en place pour vous un fichier Google Sheets adapté au projet et ergonomique, avec :

  • des onglets contenant les données de votre activité, que vous pouvez modifier à tout moment,
  • et des onglets contenant les résultats : prévisions financières et comptables (chiffre d’affaires, coûts, etc.) sur plusieurs années, graphiques et indicateurs-clés pour analyser l’activité.

 

… Le modèle calcule automatiquement les résultats!
(Crédits : comit GbR)

 

Et voilà : un outil simple mais précis, qui, sans entrer dans la complexité des documents comptables qui composent un business-plan, permet de vérifier la viabilité du modèle d’entreprise et de tester des scénarios de développement alternatifs en quelques clics.

Et bien sûr, on peut faire évoluer le modèle pour prendre en compte l’évolution de l’activité, et exporter les résultats (par exemple en pdf) pour les transmettre à des partenaires ou des financeurs.

Finalement, le Graal n’est pas le document formalisé mais une entreprise qui repose sur un modèle économique à la fois pérenne et agile…

 

Alors, séduit(e) ? 🙂 Contactez-nous pour réaliser votre business-plan flash! Ecrivez nous sur bonjour@comit.berlin.